mercredi 22 janvier 2020

Galerie des jours de Lune / Metz



                                                                      © Emilie Benoist. Série Ces Milieux, 2010. 50 x 65 cm. Graphite sur papier

                                                     © Emilie Benoist. Série Ces Milieux, 2010. 50 x 65 cm. 
                                                             Graphite sérigraphié sur encre de chine sur papier. Impression sérigraphique : Julien Sirjacq


                                                   Dans la série Ces Milieux, le graphite est " déposé " en sérigraphie sur l'encre de chine, d'après l'arbre de l'évolution de Ernst Haeckel (1866). Cette série noire, en hommage au biologiste et inventeur du terme " écologie " réalisée en 2010 lors de recherches effectuées au Muséum D'Histoire Naturelles à Paris et complétée jusqu'à présent. Elle est ponctuée d'un dessin blanc gravé à l'aiguille, représentation récente du buisson du vivant.

                                L'ensemble des dessins débutés en 1998 à Naples parallèlement à ma première exposition personnelle, sont de même format : 50 x 65 cm. Ils constituent une immense cartographie de diagrammes au gré des humeurs. Interchangeables et divisibles, ils s'assemblent, et s'exposent parallèlement aux installations dont les sujets sont environnementaux.

                                " (...) l'apparente individualité de chaque chose ou être se résout en une série de phénomènes physiques (sâmtana), biologiques ou psychiques unis à titre précaire, qui se succèdent, se mêlent ou se répètent. Dans un tel art , le tableau n'existe pas, à la façon des nôtres, comme un objet : c'est quelque chose qui arrive et qui s'efface derrière un autre tableau également passager. (...) 
L'autre face de la lune, Claude Lévi-Strauss, Seuil, 2011









Le monde sous silence / CAC La traverse


Le monde sous silence III a été présenté au CAC, Centre d’Art La Traverse en 2018 dans le cadre de l’exposition collective A Hole In Time, Commissariat de Victor Mazière.

Cette installation nomade et participative, débutée en 2014 fût augmentée jusqu’en 2018 de nombreux récits. Les images qui la constituent, ont été collectées au fur et à mesure des rencontres, mails et posts via internet, lectures en passant par le quotidien imprimé.
La forme elliptique ainsi que sa dimension d’origine ont évolué tout en conservant sa nature intime : un ensemble non exhaustif de récits dont la caractéristique est le mot monde autours d’atlas, d’ouvrages de classifications en sciences naturelles, de romans de fictions, de documentaires  etc… regroupés dans deux proto-éditions rassemblant le projet.
La série des quarante quatre petites sculptures présentées, des artefacts de silex, reconstituent intégralement une série de fossiles, présentés dans quatre vitrines d’un petit musée d’archéologie préhistorique provincial français.






 
Le monde sous silence
est une installation constituée d’un matériel iconographique dans lequel chaque image ou message contient le mot MONDE.
À l’origine, des livres anciens et récents sur des sujets qui nous environnent, collectés depuis 2014 qui forme à ce jour, en 2018, une collection de trois cent soixante dix couvertures ou récits transposés pour cent trente deux d’entre eux en photogrammes, procédé ancien de la photographie noir et blanc, ainsi que des numérisations en couleur.
Une série de quarante quatre petits fossiles primitifs, taillés dans des ouvrages en ruine accompagnent dans l’installation, les protoéditions. 






 
Quoiqu’agencés dans l’espace par l’artiste, ces fragments épars du MONDE organisent de vastes cartographies dynamiques, se modifiant au gré des déplacements ou des rapprochements opérés mentalement par les visiteurs. On retrouve dans ce projet satellite tout le travail d’Emilie Benoist : des paysages d’une implacable minéralité où s’amorcent des fictions spéculatives sur l’évolution de ce MONDE, des fictions documentées, merveilleuses, hallucinées, nous parlant de mémoire, de collection et de recollection, de notre connaissance allusive des choses, irrémédiablement allusive (…)
Extrait du texte de Marie Cantos






Remerciement aux contributeurs du projet Le monde sous silence 2014 - 2018 :

CAC Centre d’art La traverse d’Alfortville, Bettie Nin et Cédric Talling, Centre d’art image/imatge à Orthez, Cécile Archambeaud, Bibliothèque Jean- Louis Curtis à Orthez, Studio Dust à Ivry-sur-Seine, Thomas Fougeirol, Manuella Editions,  Michel Baverey, Manuella Vaney,, Marie Cantos pour son texte et ses images, Sandra Aubry et Sébastien Bourg (treize collages originaux sur l’ouvrage Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne), Jean-Marc Terrasse, Amnesty International / France, Aurélie Chatelard, Stéphanie Godard, Marko Prelec, Etel Adnan, Vanessa Fanuele, François de Bordas, Bertille et Yvan Benoist-Gironière, Bibliothèque Centrale du Muséum d’Histoire Naturelle à Paris (prêts), Yves Benoist-Gironière, Thomas Benoist-Gironière, Boris de Vinogranov, Julio Villani, Laurence de Leersnynder, Dimitri Salmon, Elvire de Maintenant, Béatrice Malan, Juliette Tisné, Jean-Luc Dufay, Marion Sorant, la famille Latrobe, Anne et Tanneguy de Jorna, Laure de Lattre, Julien Sirjacq, Pascale Claude-Lafontaine, Floriane Michel, Liliane et Joël Bouchaud, Edouard Challe, Katherine Tisné, Ivan Guibert, Jeanne Hollande, Edouard Hollande, Bibliothèque Oscar Wilde à Paris (prêts), Sylvain Kermici, Aude de Bourbon Parme, Carole Leroy, Henri Lefebvre, Fréderic Dumont, Anita Gauran, Guillaume Ruffat, Christophe Pichon, Alexandra Noat-Dumeste, Dominique Meimoun, Marie- Amélie Clerc, Grégory Panteix, Raphaël Renaud, Pauline Fournier, Gilles Monge, Rafaï Delannon Thomas Ménetrey, Christophe de Fabry et les autres, anonymes, auteurs ou éditeurs. 

A Hole In Time / CAC La Traverse

                      

Géobiologies d'un territoire mycellaire / Victor Mazière












mardi 11 septembre 2018

A Hole in Time / CAC La Traverse

 


Group show du 27 septembre au 15 décembre 2018

Vernissage jeudi 27 septembre 2018 de 18:00 à 22:00

Curator : Victor Mazière
Si la notion d’utopie remonte au XVIème siècle et à Thomas More, celle d’uchronie est plus récente. Elle apparaît pour la première fois au XIXème siècle, dans un ouvrage de Charles Renouvier : Uchronie, l’utopie dans l’histoire.
Recueil d’histoires parallèles, le roman philosophique de Renouvier met en place une structure narrative qui deviendra commune à la plupart des récits uchroniques . Elle comporte deux axes principaux : l’auteur d’une uchronie modifie tout d’abord un paramètre historique, puis imagine par la suite une succession d’événements aboutissant à un futur différent.
Idée visionnaire dont Renouvier fournit le paradigme, l’uchronie ne connut pourtant pas un succès immédiat. Il faudra attendre le milieu du XXème siècle pour qu’elle devienne un genre littéraire à part entière : le tournant décisif vint ici de la science nouvelle, dont les deux théories, la mécanique quantique et la relativité, révolutionnèrent les concepts d’énergie, d’espace et de temps. Les uchronies trouvèrent alors dans la science-fiction une forme et des moyens de diffusions idéaux : dès les années 30 les fanzines américains relayèrent cette littérature alternative et devinrent, dans les années 60-70, de véritables instruments contre-culturels, auxquels fut sensible un artiste majeur : Robert Smithson.
La mythologie, à la fois entropique et uchronique de Smithson, se retrouve non seulement dans ses écrits théoriques mais aussi dans sa notion même de pratique située. Car le site smithsonien, s’il appartient bien au « champ étendu de la sculpture », pour reprendre le terme de Rosalind Krauss, ne se limite pas à ses seules caractéristiques spatiales : il sculpte également le temps, car il s’étend dans cet hyper-espace inlocalisable que l’uchronie, comme outil conceptuel et non plus simplement narratif, a permis de penser. La première machine à remonter le temps que les arts plastiques ait produite fut peut-être Spiral Jetty : elle fut aussi la première création qui nia le primat anthropocentrique pour lui opposer celui de la sphère objectale, au sens où l’entendent aujourd’hui les théoriciens de l’ Object Oriented Ontology .
L’idée d’une vestigialité du futur fut ainsi essentielle à la formation de la réflexion esthétique qui prit naissance autour de l’uchronie, dont on pourrait dire qu’elle a agi comme un aimant entraînant dans son champ magnétique une constellation de préoccupations écologiques, philosophiques, politiques.
Cette topologie poreuse, où s’inventent d’autres rapports de coexistence, les artistes de A Hole in Time* nous invitent à en parcourir les détours, les espacements, les ambivalences, tissant peu à peu la trame d’un hypermonde paradoxalement enroulé sur lui-même et disséminé sans fin, comme une bande de Mœbius qui aurait été trouée par un temps spectral.
Victor Mazière
* Le titre de l’exposition est tiré de Cities of the Red Night , premier volet d’une trilogie uchronique que William Burroughs écrivit dans les années 80.
Lien vers le communiqué de presse : http://bit.ly/A-Hole-in-Time-exposition
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ÉVÉNEMENTS AUTOUR DE L’EXPOSITION///Gratuits
Tous les événements sont gratuits.
reservations@cac-latraverse.com (sauf vernissage)
VERNISSAGE
jeudi 27 septembre de 18h à 22h,

en présence de Victor Mazière et des artistes
• Tous les samedis de l’exposition à 15h30, VISITE COMMENTÉE
durée approx. 40 minutes
• Samedi 29 septembre à 15h30, PERFORMANCE
Artiste : Violaine Lochu
durée approx. 30 minutes
• Samedi 6 octobre à 15h30, LA TRAVERSE EN TRIBU
visite inter-générationnelle ludique à partir de 7 ans
durée approx. 1 heure
• Samedi 20 octobre de 20h30 à 22h, SOIRÉE LECTURES-PERFORMANCES
Direction artistique : Aziyadé Baudouin-Talec et les Écritures bougées — Centre de Littérature Contemporaine
• Samedi 10 novembre à 15h30, VISITE BLOUP’BLOP
visite amusante pour les + ou — 7 à 11 ans
durée approx. 45 minutes
Les visites Bloup’Blop sont possibles grâce au précieux soutien de la Fondation Martine Lyon.
• Samedi 17 novembre
• à partir de 15h, CAFÉ-GOÛTER SIGNES
moment convivial en LSF dans Le Salon Bleu pour sourd.e.s, malentendant.e.s. et entendant.e.s,
à partir de 7 ans
• de 15h30 à 16h30, L’ART À PORTÉE DE MAINS
visite commentée bilingue en LSF (langue des signes française) et français, pour sourd.e.s et malentendant.e.s.
Priorité aux enfants à partir de 7 ans, aux adolescents et à leurs accompagnateurs
durée approx. 1 heure
réservation également possible par sms au 06 82 33 66 68
Les visites L’Art à Portée de Mains sont possibles grâce au précieux soutien de la Fondation Martine Lyon.
• Mardi 4 décembre de 19h à 21h, ATELIER D’ÉCRITURE adultes
animé par Marc Verhaverbeke des Amis de la Librairie L’Établi
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Centre d’art contemporain La Traverse
9 rue traversière
94140 Alfortville
Lien google map : https://goo.gl/maps/nPvDc5iheEJ2
Entrée libre et gratuite aux expositions
Visites en période d’exposition :
du mercredi au samedi de 11h à 19h
VENIR
En transport en commun :
RER D, arrêt Maisons-Alfort — Alfortville
(Sortie Alfortville) + 9 minutes de marche
ou Métro ligne 8, École Vétérinaire + bus 103
arrêt Salvador Allende ou Mairie d’Alfortville
En voiture :
Sortie Porte de Bercy, direction A4 Metz-Nancy, première sortie Alfortville
PARTENAIRES DE LA TRAVERSE
La Mairie d’Alfortville   Fondation Martine Lyon Boesner Champigny Otrad Arômes Les Médiathèques d’Alfortville ParisArt.com
Slash Point contemporain La Muse en Circuit Cultures du cœur en Val-de-Marne Les Amis de la Librairie L’établi

samedi 26 mai 2018

Art par Nature / Grande-Synthe

                                        Art par nature
                                        Exposition collective du 11-05 au 16-06-2018
                 Galerie Robespierre
                 Place de l'Europe, 59760 Grande-Synthe
              
               Rencontre avec Emilie Benoist
                 Samedi 2 juin à la galerie à 14h30
                                        Tel : 0328289020
         www.ville-grande-synthe.fr/galerie
                                         

                    Emilie Benoist
Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris et de l’Ecole Nationale des Arts Appliqués Duperré en graphisme, Emilie Benoist élabore depuis vingt ans, à travers dessins et installations, des fictions spéculatives sur l’évolution du monde, passée, présente, à venir. Un processus exploratoire qui se déplace continuellement dans le temps afin de questionner le monde vivant. Des origines du monde à celui qui nous attend à l’avenir tels sont les thèmes évoqués qui traite le corps et le paysage comme les fragments d’un même univers.  En s’accaparant une nature modifiée, elle en constitue des fossiles. Les corps tantôt cérébraux, minéraux, architecturaux ou végétaux semblent s’échouer dans les lieux. Rejetés ou produits par notre environnement fragilisé, l’ensemble tente de nous interroger et éveiller cette conscience forte d’être au monde, formant des artefacts et témoignages d’une archéologie qui s’annonce. Parallèlement elle collabore à des actions artistiques pour Amnesty International / France depuis 2009 autour de la question des droits humains et environnementaux. Son travail a fait l’objet d’une première monographie, Ensembles / En parut chez Manuella Editions avec le soutien du Centre national des arts plastiques. Engagée dans le champ de l’art contemporain, elle expose régulièrement à Paris (à la Fondation Paul Ricard en avril 2018), actuellement à Grande-Synthe, puis Bruxelles, Berlin et dès la rentrée au Centre d’Art La Traverse à Alfortville.






jeudi 12 avril 2018

Soon coming Silex / Fondation d'Entreprise Ricard





                               
https://www.fondation-entreprise-ricard.com/Events/view/197-intoto-6

                              >>>>>>>>>> INTOTO <<<<<<<<<<

Pour chaque édition d'INTOTO, T. Fougeirol, J. Carreyn et P. Salazar fouillent méthodiquement une sélection d'ateliers d'artistes, en quête d'objets à trouver : test-pressing, produits fragmentaires du travail d'atelier, résidus domestiques. Leur regard y découvre le témoignage d'une pratique primitive, en-deçà de tout achèvement manufacturé.

Cette collecte est accrochée linéairement, sans encadrement ni préséance - comme le menu déroulant du tumblr INTOTO qui la documente. L'inventaire offre au flâneur la possibilité de s'approprier à son tour telle ou telle de ces pièces hors-commerce.

► tumblr : https://i-n-t-o-t-o.tumblr.com/

                             >>>>>>>>>> INFORMATIONS PRATIQUES <<<<<<<<<<

► Vernissage le jeudi 26 avril partir de 18h30. Exposition du vendredi 27 avril 2018 au samedi 28 avril 2018.

► Événement gratuit et ouvert à tous

► Accès : Fondation d'entreprise Ricard – 12, rue Boissy d'Anglas 75008 Paris – Métro Concorde ou Madeleine