lundi 11 septembre 2017

Le monde sous silence

    Le monde sous silence, 2017 © Emilie Benoist
  Format 21X29,7, 210 pages. Couverture Procédé Héliophore











      Le monde sous silence, 2017 © Emilie Benoist



Le monde sous silence est à l'origine une installation nomade et participative autour de la lecture et de la mémoire, constituée d’un matériel iconographique dans lequel chaque image contient le mot MONDE. Une manière d’interroger la circulation et la transmission des informations.
Une publication est en cours, elle réunit des livres anciens et récents sur des sujets qui nous environnent, collectés depuis 2014 qui forme à ce jour une collection de trois cent soixante dix couvertures ou récits transposés pour cent cinquante d’entre eux en photogrammes, procédé ancien de la photographie noir et blanc. Ils sont accompagnés d’une série de quarante quatre fossiles primitifs taillés dans des ouvrages en ruine ainsi que des impressions numériques.
Tranche d’une culture commune aussi savante que populaire, Le monde sous silence réactive nos souvenirs de lecture et cristallise tout ce que le livre, les mots et le langage peuvent véhiculer de liens avec notre histoire personnelle et collective.
Animée par la classification des informations, dans les domaines de l’actualité mais également celles des sciences à travers les espèces, mon engagement de plasticienne m’amène à témoigner d’un monde vivant le plus souvent fossilisé et de son évolution dans des installations où se mêlent les dessins ou les photographies.


« Le monde où nous vivons n’est compréhensible que si l’on se livre à son inventaire» James Graham Ballard (1930-2009)


Remerciement aux contributeurs, Le monde sous silence depuis 2014 :
Centre d’art image/imatge à Orthez, Cécile Archambeaud, Bibliothèque Jean- Louis Curtis à Orthez, Studio Dust à Ivry, Thomas Fiougeirol, Michel Baverey, Manuella Vaney, Etel Adnan, Sandra Aubry et Sébastien Bourg (treize collages originaux sur l’ouvrage Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne), Jean-Marc Terrasse, Amnesty International / France (treize livres), Vanessa Fanuele, François de Bordas, Julio Villani, Laurence de Leersnynder, Edouard Hollande, Julien Sirjacq, Dimitri Sirjacq, Dimitri Salmon, Elvire de Maintenant, Stéphanie Godard, Marko Prelec, Grégory Panteix, Marie-Amélie Clerc, Juliette Tisné, Aurélie Chatelard, Jean-Luc Dufay, Marion Sorant, Hugues Latrobe, Anne et Tanneguy de Jorna, Laure de Lattre, Floriane Michel, Liliane et Joël Bouchaud, Edouard Challe, Katherine Tisné, Bertille et Yvan Benoist-Gironière, Ivan Guibert, Jeanne Hollande, Bibliothèque Centrale du Muséum d’Histoire Naturelle à Paris (prêts), Bettie Nin, Bibliothèque Oscar Wilde à Paris (prêts), Marie Cantos, Sylvain Kermici, Aude de Bourbon Parme, Carole Leroy, Henri Lefebvre, Fréderic Dumont, Anita Gauran, Guillaume Ruffat, Christophe Pichon, Alexandra Noat-Dumeste, Dominique Meimoun, Raphaël Renaud, Christophe de Fabry,Béatrice Malan, Rafaï Delannon ...








 



LA RECOLLECTION Les photogrammes réalisés forme une cartographie, une collection, une recollection retraçant une fiction à partir du réel et de son fantasme en posant la question de comment le monde pourrait être perçu et reconstruit à l’intérieur de ses limites géographiques.
Devant les images assemblées, le spectateur forme des cartes dynamiques qui le renvoie à sa propre mémoire et chaque souvenir est, en un certain sens, une nouvelle association. 



PAYSAGE MENTAL L’installation tente d’aborder en tant que données descriptives un système de communication qui se propage en répondant à un seul mot monde comme un paysage mental de la société.
L’ensemble est aussi
un paysage comme préoccupation écologique, revenu à un stade géologique, carbonifère, conscient de l'effondrement final (trilogie dont Effondrement de Jared Diamond). « Les visions du futur s’appliquent à un horizon proche, dans un monde presque semblable à celui du quotidien, peut être un peu plus en ruine, inhabité. » Art et science fiction : la Ballard connection, Valérie Mavridorakis 2011






FUTUR PRÉHISTORIQUE Une série d’outils préhistoriques accompagnent les photogrammes et les impressions numériques. Taillés dans certains des livres en ruine, devenus des fossiles, ils semblent figés dans leur évolution. A l’extérieur les informations visuelles des ouvrages sont alors transformés en de simples variations d’intensité, nivelant, au passage, les époques, les impressions et les tonalités. Le temps se dissout alors. Mais à l’intérieur les strates sont constituées de millions d’informations visibles et lisibles. « Le futur tend à devenir préhistorique » Robert Smithson (1938-1973) 




L'ÉBAUCHE PRIMITIVE Les photogrammes suivent le processus de la vision lorsque le cerveau tente d’analyser les caractéristiques visuelles de son environnement, l’abordant par des niveaux de gris (Israël Rosenfield, 1989, L’invention de la mémoire). C’est un retour ou une évolution.
La disparition des tonalités s’apparente à l’entrée de la lumière : ne comptant qu'une seule longueur d'onde, le monde nous apparaîtrait exclusivement gris comme une intoxication au monoxyde de carbone qui pourrait le détruire.
Les cent dix impressions numériques forment un spectre lumineux capable de modifier nos perceptions du réel.

La page Facebook : @lemondesoussilence 









 Depuis vingt ans, Emilie Benoist élabore  à travers dessins et installations, des fictions spéculatives sur l’évolution du monde, passée, présente, à venir. Un processus exploratoire qui se déplace continuellement dans le temps afin de questionner le monde vivant. Des origines du monde à celui qui nous attend à l’avenir tels sont les thèmes évoqués qui traite le corps et le paysage comme les fragments d’un même univers.  En s’accaparant une nature modifiée, elle en constitue des fossiles. Les corps tantôt cérébraux, minéraux, architecturaux ou végétaux semblent s’échouer dans les lieux. Rejetés ou produits par notre environnement fragilisé, l’ensemble tente de nous interroger et éveiller cette conscience forte d’être au monde, formant des artefacts et témoignages d’une archéologie qui s’annonce.
Parallèlement elle collabore à des actions artistiques pour Amnesty International / France depuis 2009 autour de la question des droits humains et environnementaux.
Son travail a fait l’objet d’une première monographie, Ensembles / En parut chez Manuella Editions avec le soutien du Centre national des arts plastiques.

http://manuella-editions.fr/livre/ensembles-en.html
 
Engagée dans le champ de l’art contemporain, elle expose régulièrement à Paris, Bruxelles, New York et Berlin. 

https://fr-fr.facebook.com/ProjektraumVentilator24/

lundi 14 août 2017

Summer School / workshop sculpture et photographie



          © photo ci-dessous : Evy Cohen



17-22/07 Workshop Sculpture-Photographie In Situ Emilie Benoist / Regina Virserius


 SUMMER SCHOOL  est l’occasion d’inviter des personnalités du monde de l’art (artistes, curateur indépendant, amateur d’art, tireur d’art) pour articuler la création proprement dite et sa mise en forme, pour ouvrir des frontières entre différentes disciplines artistiques, pour apprendre à conduire un projet et en organiser les étapes

Tout au long du workshop et de ces expériences artistiques, l’imaginaire de chacun des participants se développe dans des créations uniques mais toujours en miroir avec la nature qui nous environne et sous forme de fragments de cette biodiversité.


« La sculpture comme forme - La sculpture comme structure - La sculpture comme lieu »
                                                                                                                        Carl Andre


    © photo ci-dessus : Evy Cohen




        © photo ci-dessus : Regina Virserius







lundi 10 juillet 2017

Album de famille / archéologie de l'appartement

     © Emilie Benoist Album de famille, 2017.
    Edition de 1/5. Couverture Héliophore, 36 pages, format A4







   © Emilie Benoist Buisson du vivant, 2017, polypropylène, chanvre et coton. 50 x 65 cm
Poster inclus dans Album de famille, 2017

mardi 20 juin 2017

Flash Back Lumière blanche

  
    © Emilie Benoist, Série Lumière blanche, 2015, 50 x 65 cm. Graphite sur papier Vinci.

La série des dessins a débuté en 1998 par un hommage à Henri Michaud " En circulant dans mon corps", La vie dans les plis. En établissant un système : un même format, 50x 65cm et une seule technique, graphite avec éventuellement des encres de couleurs, les dessins constituent un ensemble interchangeable, terrain des humeurs, où tout s’y mêle, se répète et se prolonge jusqu’à aujourd’hui.

" Les installations d’Emilie Benoist sont toujours doublées d’une série de dessins, qui est une sorte de courant de conscience, un journal intime dans lequel les évolutions de son travail peuvent se lire de manière presque secrète. Débutée en 1998, et inlassablement poursuivie depuis (et toujours au même format), cette série avait commencé par un hommage au texte d’Henri Michaux, En circulant dans mon corps, extrait de La Vie dans les plis ".
Extrait de la préface de la monographie, En / Ensembles, Editions Manuella " Emilie Benoist :
de la science à la ferveur, l’invisible fabrication des images "
Anaël Pigeat

dimanche 14 mai 2017

Candidature pour la Résidence de postproduction / cpif

// RÉSIDENCES // APPEL A CANDIDATURES // Trois mois d'accompagnement technique et artistique au Centre Photographique d'Ile-de-France CPIF.
http://www.cpif.net/…/117296-appelcandidature_app_2017-18-5…





   Dossier de candidature pour la Résidence de Postproduction 2017- 2018
  Projet Le monde sous silence III