dimanche 23 octobre 2016





Série Ciconvolutions








    © Emilie Benoist . Troisième hommage au biologiste Ernst Haeckel (1834-1919), Série Circonvolutions, 2016 est une série de quinze dessins découlant des classifications des êtres vivants.
A partir de sa recherche de documents rares à la Bibliothèque Centrale du Muséum d’Histoire Naturelle, Emilie Benoist prolonge un premier ensemble de sérigraphies en son hommage, Ces Milieux en 2010.
Leur obsolescence et leur esthétique suggèrent l'instabilité du monde vivant.

                   © Emilie Benoist


(…) des visions – dans tous les sens du terme – ponctuées de diagrammes et autres formes circulaires revenant en leitmotiv dans le travail de l’artiste. Représentations mentales, réminiscences d’œuvres antérieure : elles réintroduisent la couleur dans un univers « asphyxié », depuis /Ne, par le « gris graphite », celui du carbone, ce paradoxal dénominateur commun du vivant. Elles décomposent la lumière blanche et donnent à voir le spectre visible (ou spectre optique). On se souvient alors que la transition s’est faite avec Cécité (2011), un dessin à l’aiguille, blanc sur blanc, évoquant à la fois les cercles polaires et l’organisation cérébrale de l’activité visuelle.

Extrait de " Emilie Benoist: sources d’ondes " de Marie Cantos







                    © Emilie Benoist . Troisième hommage au biologiste Ernst Haeckel (1834-1919), Série Circonvolutions, 2016 est une série de quinze dessins découlant des classifications des êtres vivants.
A partir de sa recherche de documents rares à la Bibliothèque Centrale du Muséum d’Histoire Naturelle, Emilie Benoist prolonge un premier ensemble de sérigraphies en son hommage, Ces Milieux en 2010.
Leur obsolescence et leur esthétique suggèrent l'instabilité du monde vivant.





Série Sources cérébrales

                    © Emilie Benoist Série Sources cérébrales, 2015
         Graphite et acrylique sur papier
        
                   © Emilie Benoist Série Sources cérébrales, 2015         Graphite et acrylique sur papier



 © Emilie Benoist          Second hommage au biologiste Ernst Haeckel (1834-1919), Série Sources cérébrales, 2015 est une série de douze dessins découlant des classifications des êtres vivants.
A partir de sa recherche de documents rares à la Bibliothèque Centrale du Muséum d’Histoire Naturelle, la plasticienne prolonge un premier ensemble de sérigraphies Ces Milieux en 2010.
Leur obsolescence et leur esthétique suggèrent l'instabilité d'un monde vivant.


                


    © Emilie Benoist Série Sources cérébrales, 2015. Graphite et acrylique sur papier

mardi 26 juillet 2016

Marseille / Paréidolie




EMILIE BENOIST \ EVE PIETRUSCHI \ SANDRA PLANTIVEAU \ 
Salon international du dessin contemporain
Paréidolie \ Stand PA I Plateforme de création contemporaine
Château de Servières \ Marseille
27 < 28 août 2016
 PA / Plateforme de création contemporaine (anciennement PapelArt) réunit dans un projet collectif les compétences, modes opératoires et outils nécessaires à rendre visible le travail d’artistes émergents plaçant le papier au cœur de leur processus créatif.Invitée par le Château de Servières en janvier 2015 dans le cadre d’une carte blanche au sein de la saison du dessin #2, PA /Plateforme de création contemporaine revient à Marseille avec trois artistes dont Sandra Plantiveau (BELGIQUE) que les Marseillais avaient déjà pu découvrir à cette occasion.

« Medium de prédilection de l’artiste Sandra Plantiveau le dessin, entendu sous toutes ses acceptions formelles, apparaît ici comme une matière vivante, en devenir, entre document et œuvre, recherche et résultat. » Anne-Lou Vicente

« Ève Pietruschi prélève au moyen du medium photographique des pans d’urbanité ou de ruralité laissés à l’abandon : des serres oubliées, des usines et des hangars désaffectés, des paysages négligés voire désertés. Elle arpente les rues ou plutôt les sentiers à la recherche de territoires en friche qu’ils soient naturels, agricoles ou industriels. La prospection, la marche conditionnent sa démarche. » Rébecca François

« Dans ses premiers travaux, Emilie Benoist se passionnait pour l’ethnologie. La Pensée sauvage de Lévi-Strauss l’habitait. Puis elle s’est intéressée à la science et à ses effets sur le monde et l’environnement, à la dégénérescence des cellules du corps humain ou à certains organes comme la Cellula Phantastica, réputée être l’endroit où se trouve notre imaginaire. Progressivement, et de manière empirique, ses préoccupations sont passées de la science à la croyance, à l’alchimie peut-être, et l’ont conduite à déployer dans ses travaux une ferveur particulière, une conscience très forte d’être au monde. » Anaël Pigeat



© Emilie Benoist, Sources cérébrales, 2016. 50 x 65 cm. Graphite et encre sur papier








samedi 2 avril 2016

Paris / True mirror


    © Emilie Benoist. Photographie polymorphe,2016. 50 x 65 x 25 cm.
  Polystyrène, sédiments naturels et synthétiques, vinyl, graphite
 

lundi 25 janvier 2016

Le monde sous silence II / Manuella éditions à Paris



Le monde sous silence II

Installation visible chez Manuella éditions,
Vernissage samedi 6 février à 18h

Du samedi 6 au samedi 13 février 2016
samedis de 14h à 20h et semaine de 14h à 18h
34, rue de Lancry, 75010 Paris



Pénétrer les lieux et entendre le bruissement d’une conversation à plusieurs voix dont les bribes audibles sont ce matériel iconographique contenant le mot MONDE et collecté par Emilie Benoist suite à différents appels à participation.

***

La première installation Le monde sous silence, présentée au centre d’art image / imatge à Orthez en avril 2015, rassemblait cent vingt photogrammes de couvertures de livres. Pour ce second déploiement du projet, la plasticienne n’a pas moissonné des ouvrages mais des images, via une page Facebook et une boîte à courriels créées pour l’occasion : une autre manière d’interroger la circulation et la transmission des informations.

Présentée chez Manuella éditions, l’installation regroupe désormais deux cent dix photogrammes. Le passage des images au gris* fait basculer ce nécessaire inventaire du monde, pour reprendre la formule de J. G. Ballard, dans un mode d’existence liminal, à la lisière de la conscience. Les titres, les illustrations et les notes manuscrites se donnent tantôt à l’endroit, tantôt à l’envers, toujours en négatif, apparaissant, fantomatiques, tels des souvenirs ou des réminiscences.

Quoiqu’agencés dans l’espace par l’artiste, ces fragments épars du MONDE organisent de vastes cartographies dynamiques, se modifiant au gré des déplacements ou des rapprochements opérés mentalement par les visiteurs. On retrouve dans ce projet satellite tout le travail d’Emilie Benoist : des paysages d’une implacable minéralité où s’amorcent des fictions spéculatives sur l’évolution de ce MONDE, des fictions documentées, merveilleuses, hallucinées, nous parlant de mémoire, de collection et de recollection, de notre connaissance allusive des choses, irrémédiablement allusive.

***

Mais le passage au gris, c’est celui du photogramme, œuvre de la lumière. C’est aussi celui du carbone, paradoxal dénominateur commun du vivant avec son dérivé: le graphite présent, dans une grande part de sa production. On songe alors à Aragon, justifiant son art, dans la préface d’Aurélien et, pour ce faire, citant Paul Valéry : « le difficile, c’est de faire le gris ». Aragon y évoque son effort de banalisation des personnages et des situations afin de toucher au plus près l’humain ; comme ici, où familiarité et récurrence des références rendent compte d’espaces de représentations partagés.



* Au sens quasi alchimique : la transformation / transmutation de la matière étant centrale au travail d’Emilie Benoist.

Texte de Marie Cantos


Remerciement aux contributeurs:
Les photogrammes ont été réalisés lors de deux Résidences au Studio Dust à Ivry sur Seine, fondé  par Thomas Fougeirol. Manuella éditions, Michel Baverey et Manuella Vaney,  le centre d’art image / imatge et la Médiathèque Jean-Louis Curtis à Orthez, Jean-Marc Terrasse, Amnesty International/France, Bibliothèque Centrale du Muséum national d’Histoire Naturelle à Paris, Bibliothèque Oscar Wilde à Paris 20ème, Sandra Aubry et Sébastien Bourg, Marie Cantos, Jeanne et Edouard Hollande, Juliette et Katherine Tisné, Edouard Challe, Marie-Amélie Clerc, Grégory Panteix, Elvire de Maintenant, Dimitri Salmon, Laurence de Leersnynder, Bettie Nin, Stéphanie Godart, Marko Prelec, Marion et Sylvie Sorant, Hugues Latrobe, Anne et Tanneguy de Jorna, Ivan Guibert, Aurélie Chatelard, Laure de Lattre, Julien et Dimitri Sirjacq, Yves, Yvan et Bertille Benoist-Gironière, Liliane et Joël Bouchaud, Jean Luc Dufay,, Floriane Michel, François de Bordas, Julio Villani, Sylvain Kermici, Aude de Bourbon Parme, Carole Leroy, Henri Lefebvre, Frédéric Dumont, Anita Gauran, Guillaume Ruffat, Christophe Pichon, Alexandra Noat-Dumeste, Raphaël Renaud, Dominique Meimoun, Etel Adnan, Christophe de Fabry et Judith Schoffel, Michel Grinberg ...









    © Emilie Benoist. Le monde sous silence II, 2016.
    Deux cent dix photogrammes. Dimensions variables